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EDUCATION DES FILLES DANS LE GONTOUGO

 
 
 
 
 
 
 
LES OBSTACLES ET DIFFICULTES A LA SCOLARISATION DES FILLES DANS LE GONTOUGO 
 
Les écrits relatifs aux causes de la sous-scolarisation et de la déscolarisation féminine dégagent trois obstacles majeurs, à savoir les obstacles socioculturels, les obstacles économiques et les obstacles institutionnels  
 
1 - Obstacles regionaux 
 
Les représentations de la fille et de la femme 
Dans la conscience collective des peuples africains en général, la place et le rôle de la femme se situent principalement dans la procréation et dans l'accomplissement des tâches domestiques. Les filles sont éduquées à se conformer à cette image stéréotypée et "négativisante" de la femme; tandis que l'éducation des garçons met l'accent sur la confiance en soi et l'exploit. 
 
Selon des études menées par le ROCARE(le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education ) 40 pour 100 (pct) des parents interrogés préfèrent scolariser le garçon qui constitue à leurs yeux une valeur sûre sur le chemin de la réussite. A telle enseigne que la naissance d'un garçon est accueillie avec enthousiasme tandis que celle d'une fille provoque des réflexions parfois désobligeantes.  
Peu importe aux parents en effet ce que la destinée réserve aux enfants de sexe féminin; ils sont plutôt préoccupés par des considérations sexistes qui relèvent de système de valeur rétrograde. 
 
2 – Obstacles institutionels 
 
Les attitudes des maîtres à l'égard des filles reflètent les préjugés généraux de la société quant au rôle social des femmes et aux aptitudes des filles à l'école. En effet, pendant les cours, la plupart des enseignants interrogent davantage les garçons que les filles en classe. La communication ne se passe souvent qu'entre maîtres et écoliers. Les filles sont quasiment ignorés pendant les cours. Selon le ROCARE 41,2 pct des enseignants interrogés estiment que les filles sont paresseuses et ne veulent pas s'exprimer au cours. 
Il en est de meme pour le support didactique. 
A ce sujet, une analyse du contenu général des manuels scolaires au programme dans l'enseignement primaire en Côte d'Ivoire révèle que les hommes y sont présentés comme les plus intelligents, sous une étiquette de hauts fonctionnaires, d'hommes influents, de leaders etc.  
Outre cette image négativisante diffusée par la société en général, la petite fille est parfois victime des pressions d'un environnement social et scolaire particulièrement hostile à sa progression à l'école. Elle est souvent victime du harcèlement sexuel, des mariages et des grossesses précoces. 
L'une des conséquences du harcèlement sexuel des filles, ce sont les grossesses précoces en milieu scolaire. 
 
3 - Obstacles socio-économiques 
 
 
Les enfants ne disposent pas suffisamment de temps pour se consacrer aux études : « si 53,3pct des garçons peuvent s’y consacrer, seulement 38,3 pct des filles affirment pouvoir y accéder quand elles rentrent à l’école à cause des occupations domestiques plus nombreuses et plus intensives. » . 
Ces mauvaises conditions de travail et les multiples occupations des élèves expliquent, selon les maîtres, les faibles performances scolaires des filles ; l’enfant ne dispose ni du temps ni des moyens matériels pour réaliser ces devoirs de maison . 
Aussi, le manque de moyens financiers est-il à l’origine de la sous-scolarisation et de la déscolarisation: « Les régions du Nord se caractérisent par l’extrême pauvreté et la misère des paysans, leur principale spéculation, le coton ne rapportant que des revenus très limités, d’où les incapacités réelles à financer les manuels, les fournitures et les autres matériels didactiques ». 
Face aux conditions économiques extrêmement difficile des parents, il leur apparaît plus urgent de scolariser les garçons, lorsqu’un choix se pose entre ceux-ci et les filles. 
 
 
 
 
 
 
LE GSM EN TANT QUE PIONNIER DU SECTEUR PRIVE 
 
 
Le GSM Bondoukou veut offrir la possibilité aux jeunes filles de recevoir une éducation de base en leur permettant d’évoluer dans un environnement sûr et confortable. Le GSM compte les aider à développer entièrement leur talents et competences; ce qui leur permettra de contribuer positivement à la vie de leur communauté. En une génération, ces jeunes filles auront la possibilité de transformer une communauté entière.  
Il est important de noter que cette aide vise à rendre l’éducation de base plus accessible pour les filles, qui sont particulièrement vulnérables aux risques de se voir refuser l’opportunité d’aller à l’école. Pour plusieurs raisons, le GSM considère que l’investissement dans l’éducation des filles, est la clé du développement car cela entraîne de nombreux avantages et récompenses pour la communauté. Les études nous montre que quand les filles sont éduquées, elles gagnent plus d’argent, sont plus productives au travail, retardent le mariage, et ont moins d’enfants ces derniers étant aussi en meilleure santé.  
 
Pour palier aux obstacles socio-économiques, le GSM fait un tarif special pour les filles originaires du Nord ayant des parents paysans. 
Ces jeunes filles pourront beneficier d’une remise (allant 20 pct à 100 pct)sur présentation de documents justificatifs. 
 
ORPHELINS 
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Modifié en dernier lieu le 1.08.2012
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